Le Diagnostique

Avoir une fille, pour un gars comme moi, est la plus belle chose qui pouvait arriver. L’amour inconditionnel que le papa fière donne à ce petit être est exceptionnel. Une petite princesse qui jouera avec des poupées, des Barbie, s’habillera en roses avec une longue tignasse et des tresses françaises à tout le matin, le bonheur. Depuis sa naissance, la petite princesse restait à la maison avec Maman ou sa Mami. Jusqu’à l’âge de 4 ans elle est dans un milieu familiale, un nid d’amour et de protection, parfois même de sur protection.

La garderie à 4 ans

Question de bien préparer la princesse à l’école, on décide de lui permettre de faire une année dans une garderie privée, la petite pourra alors se familiariser avec les tenants et aboutissants de la société et de la politique de la garderie. C’est à ce moment ou on commence à se rendre compte des premiers signes de différence.

La petite princesse à des problèmes à interagir avec les autres enfants.  »C’est normal, elle a toujours été seule, dans un milieu d’adulte, elle doit être plus mature pour son âge ». On savait déjà qu’elle avait un vocabulaire beaucoup plus étoffé que plusieurs de ses compagnons de jeux et on distinguait aussi un certain accent français dans sa formulation et dans sa diction. Après quelques rencontres avec les intervenantes de la garderie, elles réussissent à nous faire voir que notre princesse est  »peut-être » un peu différente des autres enfants.

Le diagnostique

Pour en avoir le coeur nette, on décidait alors de faire des demandes pour un diagnostique. Tout d’abord au public, avec sa liste d’attente de plus de 2 ans (qu’on trouve un peu exagéré) puis, vu l’attente et l’arrivé à grand pas de la rentrée en classe, on décide de se tourner vers le privé.

Des rencontres, des jeux, des discussions avec ma princesse … c’est là tout ce qu’ils font. pour me faire dire que: » il y a de forte chance que votre fille soit TSA, asperger plus précisément ». 

Quoi ??? Ma fille, ma perfection, ma boule d’émotion, asperger. Impossible. Le diagnostique fût spécial à digérer. Nous nous étions déjà préparer, ma femme et moi, à toute éventualité. Plutôt que d’accueillir le diagnostique comme un coup de masse, je l’ai approché comme une opportunité de développer une relation saine avec ma fille. Il me sera maintenant possible de comprendre ses agissements et ses questionnements. Ce diagnostique ne fût pas une grande surprise, avec le recule (en regardant les vidéos et les photos prises à un très jeune âge) il nous étaient déjà possible de voir les signes.

La princesse est maintenant rendue à 8 ans (et 3/4, si je ne le dis pas, elle va m’en tenir rigueur jusqu’à la fin des temps). Plus de 4 ans après son diagnostique et nous allons tous très bien, dans notre propre réalité bien sûre.

Elle ne joue pas vraiment avec les poupées ou les Barbie. Elle peut me citer les 2 trilogies de Star Wars au complet par exemple. Nous partageons aussi la même passion (en plus de celle de taper sur les nerfs de sa mère) nous aimons la Bande Dessinée. Autant les classiques que les Comics Américain (Marvel et DC).

Ah oui ! Elle ne porte pas vraiment la tresse française, même qu’elle a une hyper sensibilité des cheveux (oui ça existe … !) qui fait que nous sommes dans l’impossibilité de lui faire autre chose que des couettes simple (des couettes de papa, vous savez celle avec juste un tour bien simple !).

Elle nous apporte une nouvelle vision de la vie et je l’en remercie (ma princesse et la vie aussi)!